Ile Maurice

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  Vendredi 9 janvier 2009   31/12
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Quand le paysage enchante le golf

Golfeur prenant son élanLa semaine dernière, 160 golfeurs sud-africains ont participé à l’Air Mauritius Golf Classic. Jouer dans le cadre paradisiaque du Tamarina leur a procuré des sensations en plus. A Maurice, ils ont en effet découvert beaucoup plus que le Golf : une destination où nombreux ont l’intention de revenir.

La balle bien posée sur son tee, les yeux fixés sur le trou à 180 mètres de distance, John, jeune Sud-Africain de 18 ans, est extrêmement concentré. Un regard dans les airs pour deviner la vitesse et la direction du vent. Un…deux… et trois swings et John frappe.

Pas de chance, la balle atterrit dans le bunker. Cette fois, c’est sûr, il terminera bel et bien parmi les derniers. A peine a-t-il le temps de se retourner que ses trois partenaires se jettent sur lui pour le chambrer. Le jeune homme tout rouge allongé sur le gazon, s’avère vaincu.

C’est dans une ambiance amicale qu’a eu lieu, la semaine dernière le Air Mauritius Golf Classic. Cette compétition amateur s’est déroulée du 16 au 21 septembre sur le Tamarina Golf Estate and Beach Club. Ce parcours de 18 trous, situé dans l’Ouest, est l’un des plus prestigieux du pays et s’étale sur 43 hectares. Gazon parfait, arbres tropicaux…Le tout, entrecoupé d’une rivière avec vue sur la baie de Tamarin.

Ce cadre idyllique a incité les organisateurs de l’événement, Greenside Golf Travel, une société sud Africaine, à choisir Maurice comme destination. « C’est de la haute valeur ajoutée », commente Scott Edkins, son directeur (Voir interview). Les joueurs, de leur côté, jouent tout en s’amusant. « C’est sûr, nous avons fait une pierre deux coups », se réjouit Angela. Cette Sud-Africaine joue au golf depuis deux ans seulement et aujourd’hui, elle ne peut plus s’en passer. « C’est comme une drogue, confie-t-elle, mais jouer dans un cadre si fantastique est encore plus agréable. »

Tee offUn peu plus loin, trois jeunes dames sont sur le green pour leurs ultimes coups. C’est le dernier jour de compétition et elles discutent des derniers shoppings à faire. Jouer au golf à Maurice leur permet également de s’adonner à d’autres activités comme la plongée, les excursions et les magasins.

Bermuda blanc, haut rose, casquette vissée surla tête, Shiren, 25 ans, le teint joliment bronzé, raconte qu’elle s’est découvert une autre passion à Maurice. « Je n’avais jamais fait de pêche au gros, explique-t-elle, mais la partie d’hier, au Morne (sud-est de l’île), c’était du pur bonheur. » Assise dans sa voiturette, elle montre fièrement les clichés de cette partie de pêche stockés dans son appareil photo. Un thon de 17 kilos, c’est pas mal pour débuter. C’est décidé, elle revient en décembre. Et pour le golf, et pour la pêche.

Auteur et Photos : Beechook Raviraj Sinha
Septembre 2007

   A deux doigts du but
   Bien partie la balle
   Elan

   Jouer entre amis
   Le green
   Tee off







« Maurice a tous les atouts d’une grande destination Golf »

Scott Edkins

Directeur de la société sud-africaine, Greenside Golf Travel, Scotte Edkins dresse un portrait optimiste du golf à Maurice. Il compte d’ailleurs y ouvrir une agence pour ensuite organiser deux compétitions internationales.

Pourquoi avez-vous choisi Maurice plutôt qu’un autre pays ?

D’abord, c’est le paysage magnifique qui nous a convaincu. Les gens sont sympas. C’est de la haute valeur ajoutée pour un golfeur. Il peut s’adonner à son sport favori tout en découvrant autre chose. Nous leur organisons des sorties en catamaran, des excursions, il y a tellement de chose à faire à Maurice.

Et financièrement ?

Maurice est définitivement moins cher. Ici on paye 2500 roupies pour une journée. C’est deux fois moins cher que la Thaïlande et l’Argentine et trois à quatre moins cher que Dubaï ou l’Irelande.

Que cherche avant tout un golfeur ?

Un bon parcours : c’est ce qui importe le plus. Un golfeur joue au minimum six heures par jour. Mes joueurs ont payé 60 000 roupies pour cette compétition et il faut rentabiliser au maximum ces dépenses. Donc, que le parcours lui plaise. Mais il faut également avoir d’autres activités pour les divertir hors compétition.

Comment l’île Maurice peut-elle profiter de ce créneau ?

Maurice possède tous les atouts pour devenir une grande destination de golf. Mais, il faut d’abord plus de parcours, plus atypiques et surprenants les uns que les autres. Pour le moment, il n’y en a qu’une dizaine et c’est peu. Rien qu’en Afrique du Sud, il y a plus de 400 parcours. C’est une activité qui rapporte gros. Une compétition comme la notre peut générer plus de 14 millions de revenus. Ce qui est assez conséquent.
Maurice doit également se vendre comme destination de golf en le fusionnant à son soleil et ses plages. Je précise qu’il n’y pas d’autres destinations « golf » dans l’Océan Indien.

Quels sont vos projets ?

Nous revenons en décembre prochain pour une autre compétition amateur. L’année prochaine, nous organiserons deux autres épreuves de même handicap, mais également deux autres épreuves professionnelles. Pour cela, nous allons même ouvrir une agence à l’île Maurice en décembre.