Le débarcadère de Rivière-Noire, comme souvent le dimanche, est en pleine ébullition. Dès l’aube, les bateaux s’en vont en haute mer, avec à leur bord des touristes toujours plus nombreux à vouloir s’adonner à la pêche au gros. Embarquement immédiat à bord de l’El Guibor.
Dimanche. Le soleil n’est levé que depuis une heure et déjà, les équipages des cinq bateaux de pêche qui mouillent à Rivière-Noire sont en pleine effervescence. Tous se préparent à une longue journée de pêche. Et pour cause, un bateau a ramené à son bord, la veille, un magnifique marlin. La nouvelle s’est vite répandue. Tous veulent tenter aujourd’hui leur chance. Le temps est idéal et la mer calme.
Dernière vérification de la situation météorologique et l’El Guibor, mot hébreu qui signifie « Le Terrible », peut lever l’ancre. Deux couples allemands, venus à Maurice uniquement dans le but de s’adonner à la pêche au gros, ont pris place à bord. Ils sont gagnés par l’enthousiasme du skipper qui leur raconte la prise de la veille.
L’El Guibor s’éloigne du quai pour toute une journée de pêche. Peu à peu, le paysage disparaît dans l’horizon. Les regards des quatre vacanciers allemands restent rivés sur l’eau, couleur azur. Le skipper, aidé de son équipage, prépare les lignes et donne les dernières consignes aux amateurs de pêche, pressés de capturer un poisson. Leurs compagnes préfèrent, quant à elles, profiter de la vue sur le pont supérieur.
L’attente sera moins longue que prévue. Moins d’une heure plus tard, deux pêcheurs, pas peu fiers, remontent à dix minutes d’intervalle un thon et une bonite. Ce n’est déjà pas mal, mais tous deux ne pensent qu’à une chose : capturer un marlin. Alors, sans perdre de temps, ils reprennent place et jettent leur ligne à l’eau.
Pour patienter, rien de mieux qu’un petit barbecue préparé à même le pont du bateau. Au menu du jour : brochettes d’agneau accompagnées de tranches d’ananas et de succulents pains au beurre d’ail. Les vacanciers en ont déjà l’eau à la bouche. Ils délaissent l’espace de quelques minutes les moulinets.
Au bout de quatre heures, les efforts sont récompensés. Le flotteur disparaît subitement sous la surface de l’eau et fait tourner à toute vitesse le moulinet, comme si on lui avait soudainement insufflé la vie. Les consignes sont clairs : garder son calme et donner du mou. En quelques secondes, plusieurs dizaines de mètres de corde défilent, jusqu’à ce que le pêcheur, tout excité, décide d’y mettre le hola.
D’une pression sur le frein du moulinet. Commence alors l’épreuve de force entre l’homme et la bête. Gagnés par l’adrénaline, le pêcheur et les membres d’équipage ne tiennent plus en place. Les cris d’encouragement fusent. Le capitaine, d’un air expert, donne le verdict : il s’agit bien d’un marlin. Le pêcheur redouble d’effort.
Au final, il faudra plus d’une heure et demie au pêcheur courageux pour venir à bout du marlin. Fiers de leur prise, les pêcheurs prennent la pose. Direction la plage. De retour sur le quai, le marlin est pesé. Ce jour, la prise s’est avérée bonne. Le marlin affiche 400 kilos sur la balance. Une dernière photo souvenir avant de rentrer à l’hôtel pour raconter l’exploit du jour.
Textes et photos :
Guillaume GOUGES
Janvier 2008
Infos pratiquesSi vous souhaitez vous aussi vous adonner à la pêche au gros, vous pouvez contacter le propriétaire de l’El Guibor, Jean-Pierre Pigeot sur le (+ 230) 750 7344. |

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21 juin
