Cascade « romantique », sols intrigants et une nature paisible sont les atouts du parc de Chamarel. Il fait partie des circuits touristiques classiques. Et tandis que la plupart des visiteurs immortalisent leur passage par des clichés, d’autres le font de manière barbare, en scarifiant la végétation.
Une falaise haute de plus d’une centaine de mètres a transformé le cours d’une paisible rivière en une chute d’eau vertigineuse. C’est la cascade de Chamarel, située dans un parc au sud ouest de l’île. Un grand classique des sites touristiques du pays.
La cascade se trouve à environ 3 Km de l’entrée du parc. Les automobiles peuvent y accéder aisément par une route goudronnée.
Un promontoire presque constamment peuplé de visiteurs permet de saisir le spectacle magnifique de filets d’eau qui se jettent dans le vide. Il est possible de s’approcher de la chute et même de se baigner dans la mare en contrebas de la faille. Mais très peu de gens s’y aventurent.
Chez certains, l’endroit suscite le romantisme. Des couples s’enlacent pour se faire prendre en photo devant ce cadre pittoresque. Avec beaucoup de passion et inversement de soucis pour l’environnement, des amoureux ont taillé leurs noms sur la végétation aux alentours.
Les cicatrices brunes sur la feuille d’une plante charnue montrent un cœur. On peut aussi y lire « Klaus Karmen 2007». Les autres plantes portent également d’innombrables taillades, laissées par des visiteurs. Des dessins, des caractères asiatiques, des déclarations d’amour, des noms, des témoignages, des dates… dans diverses langues, tracés sur les feuillages ou sculpté dans l’écorce des bois.
A 1,5 Km de là, c’est sur le sol que se produit le show. L’alchimie des volcans a conféré diverses couleurs à la terre. Des dunes dégarnies laissent paraître un sol strié de différents teints : roux, ocre, brun, violet, grisâtre… L’endroit est tout simplement appelé « la terre de sept couleurs.»
Les couleurs sont d’autant plus vives quand la luminosité est forte. Leurs propriétés chimiques font que ces coloris ne peuvent se mêler. Même en les mélangeant, ils finissent toujours par se dissocier. C’est ainsi que ce tableau naturel résiste à l’eau, à la pluie.
Pour le protéger de l’homme, une basse clôture en bois entoure le site. Un panneau informe qu’il est interdit de prélever le sol coloré. Une boutique fournit ce que l’on peut emporter comme souvenir. Mais ici, les promeneurs sont plus respectueux. Personne n’a taillé son nom, ni marché sur les dunes. D’autant plus que des responsables veillent au grain.
Un autre enclos en pierre, haut jusqu’au genou est blotti dans un recoin boisé et discret. Là, sous les ombrages d’un vieil arbre aux longues branches crochues se trouvent d’énormes tortues des Seychelles. C’est la cerise sur le gâteau.
Les reptiles surprennent les visiteurs. Ces derniers sont attendris par ces géants tranquilles qui mâchouillent nonchalamment leur nourriture. Les caméras et les appareils photos se braquent alors sur eux. Ce sont les dernières images de ce lieu paisible avant de reprendre le chemin du retour…ou celui du restaurant alentour.
Parc de Chamarel : entrée Rs75 par personne.
Auteur & photos : William Rasoanaivo

Concerts :
24 octobre
